Crise sociale en Guyane : Les manifestants quittent le centre spatial de Kourou après «une démonstration de force»

 (Photographie d'illustration)

Après un vote de plusieurs organisations syndicales le 4 avril, le centre spatial guyanais (CSG) de Kourou était bloqué. Moins de vingt-quatre heures plus tard, les manifestants quittent désormais la zone.

 

Les manifestants ont commencé à quitter la base spatiale de Kourou en Guyane le 5 avril en début d'après-midi, qu'une trentaine d'entre eux avaient décidé d'occuper après un vote mardi 4 avril. Ils se sont félicités d'être parvenus à mener à bien «une démonstration de force» en occupant ce site emblématique de l'entreprise spatiale française. 

«On a voulu montrer que l'on pouvait prendre possession de tous les espaces, même stratégiques, de Guyane», a déclaré Manuel Jean-Baptiste, un membre du collectif Pou La Gwiyann dékolé, qui organise, entre autres, le mouvement de contestation en Guyane depuis plusieurs jours. C'est en effet depuis la CSG que décollent les fusées Ariane 5 : l'une d'elles devait d'ailleurs mettre en orbite le 20 mars deux satellites pour des opérateurs brésilien et coréen. 

«Nous ne bougerons pas d'ici. La situation est figée, la Guyane est bloquée. Vous êtes bloqués. Nous voulons les milliards que nous avons demandés», avait déclaré la veille Manuel Jean-Baptiste, prenant à partie le directeur du centre spatial Didier Faivre. L'un des mots d'ordre des manifestants était : «Pas d’école, pas de décollage. Pas de santé, pas de fusée !».

Le collectif regroupant plusieurs associations et syndicats, après avoir évalué chacune de ses revendications, avait revu ses exigences à la hausse. En plus du milliard annoncé le weekend du 1er avril par le gouvernement, il souhaitait obtenir 2,1 milliards, selon Joëlle Prévot-Madère, une autre de ses membres. Cette exigence avait été jugée «irréaliste» par le ministre de l'Intérieur .

Le mouvement social d'ampleur inédite que connaît ce vaste territoire d'Amérique du sud (83 000 km2), situé à 7 000 km de Paris, formule des revendications sécuritaires - mais pas uniquement. Celles-ci sont également d'ordre économique et social, sur fond de défiance envers l’Etat, accusé de sous-investissement depuis des décennies. «Pou La Gwiyann dékolé» avait aussi demandé le 1er avril  «un statut particulier pour la Guyane».

Par : La rédaction Doc Jean-No® - avec | francais.rt.com/france/...

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