Calais : un an avec sursis pour un hôtelier ayant hébergé des migrants

 (Photographie d'illustration)

Quatre prévenus avaient été interpellés le 7 février à l'aube, après plusieurs semaines d'écoutes téléphoniques et d'opérations de surveillance. Seul le gérant d'hôtel calaisien a été condamné.

 

Un gérant d'hôtel calaisien a été condamné mercredi à une peine d'un an de prison avec sursis pour avoir hébergé des avant leur passage en Angleterre. Le parquet de Boulogne-sur-Mer a relaxé trois autres prévenus des mêmes poursuites «d'aide à l'entrée, à la circulation et au séjour d'étrangers en situation irrégulière en France».

Lors de leur procès début avril, le parquet avait requis entre 18 et 30 mois de prison ferme à leur encontre. Le gérant condamné se voit également interdit d'exercer toute activité hôtelière pendant cinq ans.

«6 ou 7 par chambre»

Les quatre prévenus avaient été interpellés le 7 février à l'aube, après plusieurs semaines d'écoutes téléphoniques et d'opérations de surveillance. Lors des perquisitions menées dans les hôtels Bel Azur, Citadel, Tudor et Pacific à Calais, les policiers avaient découvert plusieurs migrants albanais et irakiens. «Ils étaient parfois 6 ou 7 par chambre», avait déclaré une employée aux enquêteurs.

 

Lors de leur intervention dans les hôtels et au domicile de leurs gérants, les enquêteurs avaient mis la main sur plus de 23 000 euros «dont 14 000 euros cachés dans des enveloppes sous l'évier de la cuisine» d'un hôtelier, selon le tribunal. «De l'argent pour soigner ma mère, malade d'un cancer», s'était justifié l'intéressé.

Au total, 35 bagages individuels et 3 sacs poubelles remplis de vêtements, de téléphones portables, de chargeurs, avaient également été retrouvés dans les hôtels. Si les prévenus avaient essayé de démontrer qu'ils ne faisaient que leur métier, le ministère public avait quant à lui estimé qu'ils avaient investi dans l'hôtellerie calaisienne «pour profiter de la misère des migrants».

 

Si les faits et les motivations sont incomparables, ce type de condamnations rappelle le cas symbolique de Cédric Herrou, l'agriculteur de la Vallée de la Roya (Alpes-Maritimes), condamné à 3 000 euros d'amende avec sursis en février pour avoir aidé les migrants à la frontière franco-italienne.

 

Par : La rédaction Doc Jean-No® - avec Leparisien.fr avec AFP | www.leparisien.fr/...

  Source  ► 


Print Friendly    Imprimer, sauvegarder en PDF, envoyer à un ami ...

Sur : Doc Jean-No

✎ Blogueur pro | « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr

0 commentaires :

Enregistrer un commentaire

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à DocJeanNo®.