Science-actu - Terminator : Ces gouttes de métaux liquides se déplacent comme un T-1000

 (Photographie d'illustration)

Des chercheurs chinois annoncent avoir créé des gouttelettes de métal liquide qui pourraient à l’avenir constituer un matériau de base pour des robots d’un nouveau type ressemblant au T-1000 de Terminator.

 

Le principe de fonctionnement du métal liquide rappelle un robot tueur liquide du film Terminator 2 : Le Jugement dernier : le fameux T-1000 capable de se régénérer. En raison de leur excellente conductivité, de leur faible toxicité et de leurs capacités de changement de forme, les alliages de métaux liquides ont été utilisés dans la vraie vie pour le ciblage de cellules cancéreuses, pour créer des moteurs autoalimentés pour les robots et pour de nombreux autres biomatériaux.

Ces applications impliquent un étirement, une compression et une poussée, en d’autres termes, une très grande flexibilité de ces gouttelettes préparées par fusion du gallium, de l’étain et de l’indium. Le problème, c’est que ces applications, aussi révolutionnaires soient-elles, sont généralement freinées par la formation d’une fine couche d’oxydation sur la surface de la gouttelette. Cette fine couche d’oxydation fait adhérer la gouttelette à la surface, elle ne peut donc plus se déplacer.

Pour résoudre ce problème, une équipe de chercheurs chinois menée par le Professeur Xuechang Zhou de l’Université de Shenzhennous annonce avoir développé une méthode pour modifier les propriétés chimiques de la surface pour obtenir des gouttelettes de métaux liquides avec une adhérence quasi nulle, les rendant ainsi plus mobiles et plus élastiques. Pour s’assurer que la surface ne soit pas oxydée, les chercheurs ont alors utilisé un matériau bien connu : du polytétrafluoroéthylène ou téflon.

Le processus pourrait se décomposer en trois étapes : tout d’abord, une gouttelette de métal est créée en poussant 8 microlitres d’alliage métallique dans une seringue. Cette gouttelette est ensuite plongée dans de l’hydroxyde de sodium pendant trois secondes. Le traitement à l’hydroxyde de sodium s’assure que les gouttelettes conservent leur forme sphérique. Dans un second temps, les gouttelettes sont enroulées de minuscules particules de polytétrafluoroéthylène. Elles deviennent ainsi antiadhésives et ultra-élastiques. Vient enfin la phase de tests : pour tester la robustesse de leurs gouttelettes, les chercheurs les laissent tomber sur une surface et observent leur comportement. Résultat, les gouttelettes revêtues de téflon se sont déplacées, roulant librement et rebondissant en cas d’impact, tandis que les autres ont collé à la surface immédiatement après contact.

Le métal liquide a un potentiel pour être utilisé dans le domaine de l’électronique et de la robotique « douce », c’est-à-dire la création de « robots avec des matières non dures », peut-on notamment lire sur ScienceAlert. À l’avenir, ils espèrent faire réagir la matière aux agents irritants externes en changeant leur forme, ce qui les rapprochera de la création d’un Terminateur liquide réel. Bien sûr, ce n’est pas le but-pubs.rsc.org.

La rédaction Doc Jean-No® - par Brice Louvet | sciencepost.fr/...

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