(Vidéo). 1er mai, Policier brûlé: une section de la CGT parle de «poulet grillé» et soulève un tollé

 (Photographie d'illustration)

Le 2 mai, le secrétaire général de la CGT a dénoncé le tweet «absolument scandaleux» d'une section CGT ayant ironisé sur le traitement médiatique réservé à un «poulet grillé», à propos d'un policier brûlé lors de la manifestation du 1er mai à Paris.

 

«C'est absolument scandaleux et je tiens, au nom de la CGT, à apporter tout notre soutien aux policiers qui ont été blessés et plus généralement aux forces de l'ordre qui sont agressées en faisant leur travail», a déclaré le 2 mai Philippe Martinez, secrétaire général de l’organisation syndicale, à propos d'un tweet de la CGT Publicis qualifiant de «poulet grillé» l'un membre des forces de l'ordre brûlé lors de la manifestation du 1er mai dans la capitale.

«Une telle réaction est complètement contraire à nos valeurs, aux valeurs de la CGT. Nous reconnaissons que les policiers sont des travailleurs qui font un métier difficile et ce genre de propos est indigne d'un adhérent de la CGT», a-t-il ajouté.

«On ne parle que du poulet grillé sur les chaînes style BFM mais pas beaucoup de ça...», était-il écrit sur le compte Twitter de la CGT Publicis, avec un lien sur une vidéo du compte «Violences policières» montrant des forces de l'ordre frappant des manifestants.

 Capture d'écran du site : www.lefigaro.com - Le fameux tweet à l'origine de la discorde
© Capture d'écran du site : www.lefigaro.com - Le fameux tweet à l'origine de la discorde

«Le tweet, envoyé hier soir [1er mai], a été supprimé. Il n'a pas été fait en concertation avec la direction d'Info'Com. Le terme de "poulet grillé" n'est évidemment pas acceptable», a pour sa part commenté Romain Altmann, secrétaire général de la branche Info'Com de la CGT, auquel est affiliée la CGT de Publicis, géant français de la publicité.

Dans un message posté sur Twitter, la CGT Police a de son côté condamné «l'odieux tweet de la CGT Publicis visant notre collègue».

La place Beauvau monte au créneau

Le ministre de l’Intérieur, Matthias Fekl, avait dans l'après-midi du 2 mai «solennellement» demandé à Philippe Martinez, «de condamner avec la plus grande fermeté» ce message posté par la CGT Publicis, et supprimé de Twitter depuis.

«Il en va tout simplement du respect de ce policier courageux qui ne faisait rien d’autre que son travail, du respect de sa dignité, du respect de ses proches et de ses collègues», lui avait auparavant écrit le locataire de la place Beauvau dans un courrier dénonçant un «tweet au contenu particulièrement ignoble».

Dans ce message, Matthias Fekl saluait la condamnation par la CGT des violences qui ont émaillé le défilé du 1er mai. «C’est la raison pour laquelle je n'imagine pas un seul instant que le sort du fonctionnaire de police grièvement brûlé, hier [1er mai] encore dans un état critique, vous soit indifférent», a-t-il écrit à Philippe Martinez.

De très graves blessures

Ce tweet incriminé de la CGT Publicis faisait référence à l'un des six policiers blessés lors de la manifestation du 1er mai, victime d'un jet de cocktail Molotov, qui lui a causé «de très sérieuses brûlures au visage et aux mains», a précisé le «premier flic de France». Le ministre s'est rendu le 2 mai au matin au chevet des fonctionnaires blessés.

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Le défilé du 1er mai à Paris, qui a réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes, a été émaillé d'affrontements entre certains individus en partie cagoulés et les forces de l'ordre. Des manifestants ont de leur côté fait état sur les réseaux sociaux de «plusieurs dizaines de blessés» dans leurs rangs, victimes selon eux de «la violente répression policière».

Cinq personnes ont été interpellées pour port d'arme prohibé, violences à agents de la force publique et dégradations, a annoncé le 1er mai la préfecture de police.

Ces heurts, qui ont forcé plusieurs fois le cortège à s'arrêter, ont aussi laissé sur leur passage des vitrines ou du matériel urbain brisés.

Par : La rédaction Doc Jean-No® - avec | francais.rt.com/france/...

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