(Vidéo le direct). «Réjouissante», «inquiétante»...!! : la classe politique réagit à la rencontre E.Macron, V. Poutine

 (Photographie d'illustration)

Si Marine Le Pen se réjouit et que La France insoumise espère d'Emmanuel Macron un revirement vers une politique étrangère moins atlantiste, Yannick Jadot (EELV) ne mâche pas ses mots et estime que le président français «se la joue trop».

 

Alors qu'Emmmanuel Macron s'apprête à rencontrer pour la première fois le président russe Vladimir Poutine, ce 29 mai, au château de Versailles, différentes figures politiques françaises ont d'ores et déjà fait part de leurs attentes concernant cette rencontre. 

Poutine est arrivé à Versailles pour sa première rencontre avec Emmanuel Macron (Direct du 29.05)

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Du côté du gouvernement, on vante avant tout la qualité du dialogue qu'auront les deux hommes. Invitée sur BFMTV le 29 mai, la ministre chargée des Affaires européennes, Marielle de Sarnez, a souligné que la discussion serait «franche et directe». «Je ne suis pas dans le secret des dieux mais [...] le président de la République ne s'interdira rien», a-t-elle déclaré, n'excluant pas qu'Emmanuel Macron aborde la question des meurtres d'homosexuels en Tchétchénie. Tout en concédant qu'il puisse y avoir une «coopération», notamment en matière de terrorisme ou en ce qui concerne l'espace, la vice-présidente du MoDem a néanmoins rappelé que la France condamnait toujours «l'annexion de la Crimée» par la Russie.

La présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, s'est dite «réjouie» de voir reçu au château de Versailles par Emmanuel Macron. «Il faut normaliser les relations avec la Russie», a-t-elle expliqué. «La question n'est pas de savoir si on apprécie ou on n'apprécie pas tel ou tel aspect des affaires intérieures russes, la question est de savoir si l'on doit travailler avec la Russie», a-t-elle déclaré sur RTL alors qu'on l'interrogeait sur la politique de Vladimir Poutine dans son propre pays. Elle n'a pas manqué d'égratigner Emmanuel Macron au passage, estimant que sa diplomatie se limitait pour l'instant à un «concours de biceps», référence à la poignée de main qu'a échangée le président français avec Donald Trump en marge du dernier sommet de l'OTAN à Bruxelles et que nombre de commentateurs ont qualifiée de «musclée».

A l'occasion de la rencontre entre les deux présidents, Alexis Corbière, porte-parole de La France insoumise, a déclaré à l'AFP que la France devait entretenir «un rapport d'indépendance avec la Russie» tout en soulignant l’existence d'«intérêts géopolitiques» entre les deux Etats. Il en a profité pour fustiger «la puissance américaine qui veut désigner la Russie comme principal ennemi et quasiment préparer la guerre», qualifiant cette démarche d'«absurde». «D'un point de vue géopolitique global, l'amitié que semble manifester Macron en direction de Trump me semble plus dangereuse pour les équilibres mondiaux», a-t-il ajouté. 

Interrogé par l'AFP, Yannick Jadot, député européen d'Europe Ecologie - Les Verts (EELV), n'a pas dissimulé sa très vive désapprobation envers cette rencontre, tant sur la forme que sur le fond. «Emmanuel Macron se la joue trop : c'est le Roi-Soleil qui reçoit l'Empereur de toutes les Russies», s'est-il agacé, faisant référence au voyage du tsar Pierre Le Grand qui s'était rendu à Versailles en 1717 et dont une exposition, qui sera inaugurée par Vladimir Poutine et Emmanuel Macron au Grand Trianon, retrace le déroulé. Qualifiant d'«inquiétante» l'entrevue entre les deux présidents, Yannick Jadot n'a pas hésité à dénoncer «un recul par rapport à François Hollande». «Donner à Vladimir Poutine cet extraordinaire bénéfice de communication, je trouve que c'est une faute très lourde», a-t-il ajouté.

Le Premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Jean-Christophe Cambadélis, a estimé qu'il était «normal» de recevoir le président russe et que le maintien du dialogue avec Moscou était un objectif à poursuivre.

Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate, a évoqué la rencontre entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine sous l'angle de la réorientation diplomatique de la France. Il a déclaré sur LCP qu'il attendait «un rééquilibrage des relations diplomatiques [de la France] vers la Russie». Déplorant que le quinquennat de François Hollande ait été «atlantiste comme aucun quinquennat auparavant», l'ancien candidat à la primaire de la droite et du centre a dit espérer que la France se montre «moins américaniste ou américanolâtre».

Emmanuel Macron et Vladimir Poutine s'entretiendront à huis-clos avant de déjeuner ensemble et de donner une conférence de presse commune. Leur rencontre s'achèvera par l'inauguration de l'exposition au Grand Trianon intitulée «Pierre le Grand, un tsar en France».

Par : La rédaction Doc Jean-No® - avec | francais.rt.com/international/... (Photographie d'illustration : Le château de Versailles avant l'arrivée d'Emmanuel Macron et Donald Trump Source: Reuters)

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✎ Blogueur pro | « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr

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