Attaque à Notre-Dame de Paris : de la propagande djihadiste retrouvée dans l'ordinateur de l'assaillant

 (Photographie d'illustration)

L'assaillant qui avait agressé au marteau un policier devant Notre-Dame de Paris le 6 juin a été présenté à un juge antiterroriste en vue d'une mise en examen. L'enquête à son sujet révèle des affinités pour le djihadisme.

L’enquête concernant l’attaque perpétrée le 6 juin sur un policier devant Notre-Dame de Paris progresse, à mesure que les policiers sondent le profil de l’assaillant, qui a été blessé au thorax avant d'être hospitalisé. Les enquêteurs ont fouillé le contenu de l'ordinateur de cet étudiant algérien d'une quarantaine d'année et y ont notamment découvert «de nombreux documents de propagande djihadiste et des images d'attentats», a fait savoir le procureur de la République de Paris François Molins, lors d'une conférence de presse organisée le 10 juin. Le même jour, l'assaillant était présenté devant un juge antiterroriste.

L'examen approfondi par les policiers de l'ordinateur de l'assaillant ainsi que de quatre clés USB qu'il portait sur lui lors de l'attaque a également permis de découvrir un «manuel d'action des loups solitaires» rédigé par l'Etat islamique, d'après le magistrat, précisant que le chargement de ces fichiers remontait au mois de janvier. Lors de la perquisition effectuée par la police à son domicile situé dans une résidence étudiante de Cergy (Val d'Oise), le 6 juin au soir, une vidéo de revendication et d’allégeance à Daesh y avait déjà été retrouvée.

Le parquet, qui a ouvert une information judiciaire notamment pour tentative d'assassinat, a requis le placement de l'individu en détention provisoire. Le procureur de Paris a expliqué qu'il présenterait plutôt un profil de «néophyte», tout autant redouté que les profils de terroristes «plus aguerris».

«Le Farid que j'ai connu est aux antipodes de tout ce qu'on décrit», avait confié à l'AFP le 7 juin le directeur de thèse de l'agresseur, Arnaud Mercier, qui connaît l'assaillant depuis l'été 2013, lorsqu'il avait postulé pour s'inscrire à l'université de Lorraine à Metz. «Il était plutôt occidentalisé, défendait des valeurs de démocratie, de liberté de la presse», a encore précisé ce professeur en sciences de l'information. Il explique ne l'avoir jamais entendu prononcer le moindre mot de haine vis-à-vis de quiconque : «Il était doux comme un agneau».

Par : La rédaction Doc Jean-No® - avec | francais.rt.com/france/ (Photographie d'illustration : Source: AFP)

  Source  ► 


Print Friendly    Imprimer, sauvegarder en PDF, envoyer à un ami ...

Sur : Doc Jean-No

✎ Blogueur pro | « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr

0 commentaires :

Enregistrer un commentaire

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à DocJeanNo®.