(Vidéo). Congrès à Versailles: L'air de rien, le Président Macron a réglé ses comptes... !

 (Photographie d'illustration)

Le chef de l’Etat n’a pas hésité à adresser quelques messages politiques…



  • Emmanuel Macron a parlé pendant une heure et demie au Congrès de Versailles.
  • Le président a fait rire son Premier ministre.

A l’ouest de Paris, rien de nouveau. s’est exprimé pendant une heure et demie devant le Congrès réuni lundi à Versailles. Le chef de l’Etat a fixé les grandes lignes du prochain quinquennat, revenant notamment sur les réformes institutionnelles promises lors de la campagne. A première vue, rien de bien folichon. Mais le président a également profité de l’occasion pour régler ses comptes avec l’opposition, les médias et ses prédécesseurs. 20 Minutes vous livre les messages subliminaux mais très politiques du discours.

1. Tout va bien avec Edouard Philippe (la preuve, ce dernier était plié de rire)

Un rire qui vaut mille mots. Emmanuel Macron a tenté une petite blague en direction d’Edouard Philippe. « La France n’est pas un pays qui se réforme. C’est faux. Pardon, monsieur le Premier ministre, de vous annoncer devant le Congrès cette mauvaise nouvelle ». Dans un silence de cathédrale, seul l’intéressé se déride.

Qu’importe, l’image a un but : évacuer la polémique lancée par l’opposition ces derniers jours, qui accuse Emmanuel Macron d'« humilier » son Premier ministre en s’exprimant la veille de sa déclaration de politique générale. Le président distribue les rôles, à lui le soin de « fixer le sens du quinquennat », à Edouard Philippe celui de « diriger l’action du gouvernement, de lui donner corps ».

Dans la foulée, le chef du gouvernement tweete une photo en compagnie d’Emmanuel Macron et François de Rugy, hilares. Lui aussi peut faire rire le président.

2. Les affaires, c’est fini, oui ?

Il a d’abord évoqué la loi de moralisation de la vie publique, présentée il y a quelques jours, évoquant un besoin de « confiance » entre les Français et les élus. Mais Emmanuel Macron ne s’est pas arrêté là. « Nous voulons aussi cette confiance parce que la société de la délation et du soupçon généralisé, qui était jusque-là la conséquence de l’impunité de quelques puissants, ne nous plaît pas davantage », a-t-il lancé, reprenant le vocabulaire de François Bayrou le jour de sa démission forcée.

Pour pouvoir visionner correctement la vidéo ci-dessus, assurez-vous de disposer d’une version à jour de votre navigateur internet - Store ✠ - (www.dailymotion.com/embed/video/x5sepwn) - Doc Jean-No®

Après les départs du garde des Sceaux, de Marielle de Sarnez et de Sylvie Goulard, c’est désormais à la ministre du Travail Muriel Pénicaud d’être inquiétée par la justice.

Sans directement nommer les médias, le président a donc mis en garde. « J’en appelle à la retenue, j’appelle à en finir avec cette recherche incessante du scandale, le viol permanent de la présomption d’innocence (…) Cette frénésie est indigne de nous et des principes de la République. »

3. Un petit tacle pour Mélenchon et les absents

Emmanuel Macron a indiqué qu’il se présenterait chaque année devant le Congrès. N’en déplaise aux parlementaires ayant décidé de le boycotter. « Si la considération et la bienveillance que cela traduit à l’égard du Parlement apparaissent à certains comme une dérive condamnable, c’est sans doute qu’ils ont de leur rôle de parlementaire et du rôle du président de la République une conception vague que masquent mal l’arrogance doctrinaire ou le sectarisme (…) », a dénoncé Emmanuel Macron, visant les élus centristes, communistes et insoumis absents à Versailles.

Le président a même pris pour exemple… les révolutionnaires de 1789 : « Sieyès et Mirabeau ne désertèrent pas si promptement le mandat que leur avait confié le peuple. »

4. François Hollande et Nicolas Sarkozy pas épargnés

S’adressant aux parlementaires, Emmanuel Macron a égratigné en creux les quinquennats précédents. « Que vous incarniez ces opinions différentes ne change rien à l’obligation collective qui pèse sur nous. Cette obligation est celle d’une transformation résolue et profonde tranchant avec les années immobiles ou avec les années agitées, toutes aux résultats également décevants », a-t-il estimé, visant indirectement la présidence normale de François Hollande et l’hyper-présidence de Nicolas Sarkozy.

 

 

La rédaction Doc Jean-No® - Par : Thibaut Le Gal | 20minutes.fr/elections/ (Photographie d'illustration : Emmanuel Macron — Martin BUREAU / AFP )

  Source  ► 


Print Friendly    Imprimer, sauvegarder en PDF, envoyer à un ami ...

Sur : Doc Jean-No

✎ Blogueur pro | « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr

0 commentaires :

Enregistrer un commentaire

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à Doc Jean-No®.