Crise des migrants: Le coût des mineurs isolés étrangers en France explose...

Photographie d'illustration

IMMIGRATION ! Ce vendredi 15 septembre, les ministres de la Justice et de la Santé coprésideront une réunion sur les conditions d’accueil des mineurs non accompagnés…



  • Au 31 décembre 2016, 13.000 mineurs non accompagnés étaient pris en charge au titre de la protection de l'enfance
  • Ce chiffre est en constante augmentation depuis l’année 2013
  • Contrairement aux , les mineurs ne sont pas pris en charge par l’Etat mais par les départements

➤➤  Ne ratez aucun des articles: inscrivez-vous gratuitement à la Newsletter.

Ils ne s’étaient pas réunis depuis l’arrivée à l’Elysée. Ce vendredi, représentants d’associations, magistrats et plusieurs présidents de départements rencontreront lors d’un comité de suivi, les ministres de la Justiceet la . Cette instance, relancée en 2016 par l’ancien Garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, est chargée d’évaluer le dispositif d’accueil des mineurs non accompagnés (MNA). Un sujet particulièrement sensible au sein des collectivités, les départements étant seuls responsables d’accueillir ces enfants isolés.

Au 31 décembre 2016, 13.000 mineurs non accompagnés ont été pris en charge par les collectivités au titre de la protection de l’enfance. Malgré les évolutions législatives récentes et le soutien financier de l’Etat aux conseils départementaux, l’augmentation du nombre de jeunes arrivant chaque année en France suscite des inquiétudes. Craintes que les ministres tenteront d’apaiser lors de cette première réunion : un plan d’accueil, piloté par la Justice et la Santé, pourrait être mis en route selon nos informations.

Une prérogative de l’Etat ?

En juin dernier, le président (PS) du département de Seine-Saint-Denis et la maire de Paris interpellaient le gouvernement. Ultra-sollicités, les fonctionnaires de l’Aide sociale à l’Enfance (ASE) peinent à faire face aux demandes de protection et les délais d’évaluation de la minorité se seraient rallongés, notamment dans les départements de la petite couronne.

Le réseau d’hébergement est saturé dans ces territoires et les conditions d’accueil d’adolescents venus du Mali, du Soudan, d’Irak ou d’Afghanistan se seraient dégradées, dénonçaient les élus dans leur tribune.

« Un jeune reste en moyenne trois ans dans un département et le coût de la prise en charge par an et par enfant est évalué par nos services à 50.000 euros. Nous considérons que l’accueil des mineurs non accompagnés ne correspond pas aux missions de protection de l’enfance établies il y a plus de 30 ans et relève avant tout de la politique migratoire », estime l’Assemblée des départements de France.

La réunion de ce vendredi est donc particulièrement attendue ajoute le préfet Pierre Monzani, directeur général de cette association. « A l’occasion d’une première rencontre cet été, Emmanuel Macron nous a confirmé que l’accueil des mineurs non accompagnés était l’affaire de l’Etat et du gouvernement et qu’il était favorable à la construction de centres dédiés aux mineurs et gérés par l’Etat », développe le préfet. Une perspective dont se méfient certaines associations.

Une protection de l’enfance « à deux vitesses »

« L’intervention de l’Etat est souhaitable. Mais quel type d’intervention ?, s’interroge Jean-François Martini, juriste pour l’association GITSI (Groupe d’information et de soutien des immigré-e-s). Notre crainte, c’est que l’Etat finisse par entendre la contestation des départements qui ne veulent plus s’occuper de l’accueil des mineurs et qu’apparaisse un dispositif à deux vitesses. Un dispositif de droit commun piloté par les départements et réservé aux mineurs isolés français et un autre géré par l’Etat réservé aux mineurs isolés étrangers ».

Le bilan, particulièrement sévère, réalisé en décembre 2016 par le Défenseur des droits Jacques Toubon est également, aux yeux des acteurs associatifs, l’exemple d’une mauvaise gestion pilotée par le gouvernement. A la suite du démantèlement de campements à Calais et à Stalingrad, l’Etat a voulu prendre en charge les mineurs non accompagnés dans des centres d’accueil et d’orientation pour mineurs (Caomi). Résultat, « des conditions indignes », des jeunes laissés « en situation de danger », « des fugues » et un accès aux soins et à l’éducation médiocre, déplorait Toubon.

A l’issue de la réunion du comité de suivi ce vendredi, des annonces sur la mise en route d’un plan « Mineurs non accompagnés » pourraient être rendues publiques par les ministères de la Justice et de la Santé.


Questions-réponses « Infos migrants »

Comment je sais si je suis un mineur isolé étranger (MIE) ?
En France, vous êtes un mineur isolé étranger si : vous avez moins de 18 ans, vous n’êtes pas français, et si aucun représentant légal (un de vos parents, un adulte responsable de vous) ne vous accompagne.


Est-ce que je peux être expulsé ?
Si vous êtes reconnu comme un mineur isolé étranger, vous ne pourrez pas être expulsé. Les mineurs isolés étrangers ont le droit de séjourner en France.

... www.france-terre-asile.org

Avec : ..

Par : La rédaction Doc Jean-No® - avec Helene Sergent | 20minutes.fr/societe/ (Photographie d'illustration : Archives )

  Source  ► 

Print Friendly    Imprimer, sauvegarder en PDF, envoyer à un ami ...

Sur : Doc Jean-No

✎ Blogueur pro | « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr

0 commentaires :

Enregistrer un commentaire

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à DocJeanNo®.