Communautarisme : L'épicerie Good Price à Colombes, ne vendant ni porc ni alcool devant les tribunaux

Photographie d'illustration

Le 4 décembre, le tribunal de Nanterre est appelé à trancher : l'épicerie Good Price à Colombes pourra-t-elle continuer à travailler comme une épicerie halal contre la volonté de la mairie et du bailleur ? La ville craint une «communautarisation».

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Le 4 décembre, le tribunal de Nanterre est appelé à trancher un litige entre un office de logement social à Colombes dans les Hauts-de-Seine et un magasin d'alimentation installé au pied des tours de la cité des Grèves. L'office d'HLM reproche au commerce Good Price ne pas vendre d'alcool ni de porc alors qu'il est défini comme généraliste dans son bail.

Le maire Les Républicains (LR) de Colombes, Nicole Gouéta, a rappelé au gérant qu'il ne respectait pas les termes de son contrat de location. Selon les accusations de la mairie, Good Price travaille comme une épicerie halal, alors que la ville déploie précisément une politique visant à contrer la communautarisation de ses commerces.

Dans un premier temps, la mairie a demandé à l'épicerie d'intégrer dans son commerce des produits d'alimentation générale, mais le gérant, Soulemane Yalcin, a rétorqué que ce type de produits ne trouverait pas d'acheteurs dans sa boutique.

C'est donc l'office HLM qui est passé à l'offensive en tant que bailleur : la justice a été  saisie pour demander une rupture du bail qui doit courir jusqu'en 2019.

96% de halal dans l'épicerie, selon l'avocat

Déjà en octobre, l'avocat de Colombes Habitat Public (l'office de HLM en question) expliquait devant le tribunal de grande instance de Nanterre que «[c'était] un dossier qui [pouvait] paraître singulier, mais qui [était] tout de même assez simple. […] Colombes a donné un bail à la société Good Price et, dans les clauses du bail, [était] insérée une mention pour que ce commerce soit généraliste.»

Puis le plaidoyer avait enfoncé le clou : «Or là, il s'agit d'une alimentation particulière. À 96 %, elle vend des produits halal,[…] aucune marque connue en France, pas d'alcool, pas de porc. Vous n'avez pas certains produits laitiers.»

La mairie, pour sa part, considère la supérette comme «une épicerie communautaire, qui correspond à une pratique religieuse» et a fait savoir qu'elle désirait remédier à cette situation : «Il n'est pas possible qu'on laisse se "communautariser" le quartier», a déclaré la ville.

Par : La rédaction Doc Jean-No® - avec | RT (Photographie d'illustration : Archives )

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