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Laïcité : il n’y a jamais eu de société sans religion ~ DJN®

Notre serveur s’appelle «Riposte laïque». Ne serait-il pas utile de réfléchir un peu sur la question de savoir quel sens donnons-nous à ce mot ?
Dans le petit Larousse, l’on trouve la définition suivante : «laïcité n.f. Caractère laïque. Système qui exclut les Églises de l’exercice du pouvoir politique ou administratif, et notamment de l’organisation de l’enseignement».

La laïcité n’est donc pas synonyme de l’athéisme militant. Et l’on peut se demander si l’actuelle faiblesse des Occidentaux, face à l’invasion musulmane, n’est pas due avant tout au fait que la plupart d’entre nous ne croient plus à rien.

Henri Bergson disait : «On trouve dans le passé, on trouverait même aujourd’hui, des sociétés humaines qui n’ont ni science, ni art, ni philosophie. Mais il n’y a jamais eu de société sans religion».

Le rabbin Avraham Ytshaq Hacohen Kook a écrit : «La disposition pour la vocation religieuse se trouve dans les cœurs de tout le genre humain. Elle donne naissance à des religions et à des croyances variées». Dans ses commentaires des textes du rav Kook, Benjamin Gross ajoute : «Il arrive cependant que le lien social s’étant affirmé sur un fondement matériel solide, une économie florissante, le groupe s’imagine pouvoir assurer sa persistance sur cette seule base, sans avoir recours à l’idée divine. Il se coupe ainsi de sa source qui avait assuré sa vitalité et se condamne à un affaiblissement progressif».

L’on sait que la nature a l’horreur du vide. Les sociétés occidentales contemporaines souffrent de la dislocation de la religion, de la nation, de la famille. Ces phénomènes sont interconnectés. L’enfant s’identifie d’abord avant tout à ses parents. Traditionnellement, à côté de son père terrestre – la cause immédiate de son être – il apprenait à vénérer aussi son père céleste, la cause première de son être. Et à côté de sa famille nucléaire, il s’identifiait aussi à sa famille élargie : le clan, la tribu, la nation.

L’affaiblissement, pour ne pas dire la disparition de tout cela, conduit à la solitude. Celle-ci cause une souffrance que même le plus grand bien-être matériel ne peut pas compenser.
Bien sûr, beaucoup d’entrepreneurs et d’hommes d’affaires subordonnent tout à leur âpreté au gain. Mais, tant que le nationalisme servait à écarter les concurrents étrangers, à leur assurer des marchés protégés, ainsi que des matières premières, ils étaient de bons patriotes. Avec la globalisation, ils sont devenus hostiles à toute identité nationale ou religieuse. Car ces identités peuvent être des obstacles à la libre circulation des marchandises, des capitaux et de la main d’oeuvre, qui leur assure les plus grands bénéfices.

Et puis, tant qu’ils redoutaient le triomphe du communisme, ils pouvaient quand même percevoir ces identités comme des contrepoids utiles. Maintenant que le communisme s’est effondré, ce n’est plus le cas.

Quant aux chefs des partis et des mouvements de gauche et d’extrême gauche, ils se rendent bien compte que les travailleurs européens se sont depuis longtemps détournés d’eux. Ils espèrent se mettre à la tête des immigrés et accéder au pouvoir par leur intermédiaire. Ils continuent donc à être hostiles aux identités nationales et religieuse des populations locales, tout en favorisant des identités étrangères, avant tout l’identité des immigrés musulmans.

Je pense que la soif du gain des uns et la soif du pouvoir des autres sont perverses. Le besoin d’une identité est un besoin naturel. L’être humain ne peut pas être heureux, s’il n’a ni famille, ni patrie. J’ai été assez longtemps seul et apatride, pour le savoir.

Je pense qu’il ne peut non plus être heureux, s’il n’a aucune religion. Le mot religion vient du verbe relier. La religion est ce que relie l’individu au grand tout, à la cause première de son être.

Pour ce qui me concerne, quand l’on me demande, si je suis croyant, j’ai la tendance à répondre que je me définirais plutôt comme «espérant». J’espère que ma vie a un sens. J’espère que la beauté que nous pouvons voir dans la nature, l’harmonie que nous pouvons observer dans l’univers, ne sont pas dues seulement à des forces aveugles, à des hasards et des coïncidences.

Et la laïcité ? Bien sûr, il faut défendre la liberté de conscience. Qui souhaiterait revivre les bûchers de la Sainte inquisition, ou la nuit de la sainte Barthélémy ?
Mais n’oublions pas que notre conception de la laïcité, de la séparation des pouvoirs temporel et spirituel, a pour origine la fameuse phrase de Jésus : «Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu». L’islam ne connaît rien de tel. La religion y est inséparable d’une pensée et d’un projet politiques.

Bien sûr, il faut «défendre la liberté contre les ennemis de la liberté», comme disait Saint Just. Qui sont ces ennemis ? Pour trouver la réponse, il suffit de se rappeler que le vingtième siècle fut marqué d’abord par le génocide des Arméniens, commis par le califat ottoman, il y a tout juste un siècle, puis par les génocides nazis et communistes.
L’on peut se poser la question de savoir si ces horreurs n’étaient pas liées au fait que les peuples d’Europe avaient pris trop de distance par rapport à leur héritage spirituel, leur héritage biblique.

Dans l’article que «Riposte laïque» a bien voulu me publier le 16 novembre 2016, je parle un peu de ma modeste personne. Venu en France en 1965, j’avais d’abord beaucoup de mal à comprendre les Français. J’avais le sentiment qu’ils avaient tout et qu’ils ne l’appréciaient pas. Autour de moi, tout le monde contestait.

D’ailleurs, si la France m’a accordé l’asile que m’avait refusé l’Autriche, puis la Belgique, j’apprenais qu’elle comptait aussi, à l’époque, de nombreux prisonniers politiques. Non pas des communistes, ni des islamistes, mais des patriotes, partisans de l’Algérie française. Par exemple, le général Raoul Salan, qui avait combattu les nazis pendant la deuxième guerre mondiale et les communistes pendant la guerre d’Indochine.

J’ai aussi appris que Jacques Soustelle, qui s’était opposé aux accords de Munich et a été ensuite Commissaire à l’information de la France libre, était alors exilé. Entre autres, en Israël. On m’a dit que ce descendant des huguenots était ami personnel de Menahem Begin, à l’époque chef de l’opposition de droite dans l’Etat juif.

Autour de moi, l’on disait de tous ces prisonniers et exilés, que «ce sont des fascistes». Dans mon esprit, les juifs et le fascisme, ça n’allait pas ensemble. Mais progressivement, je me suis habitué à l’idée que pour la gauche et ceux qui se laissent manipuler par elle, tous ceux qui ne leur plaisent pas sont des fascistes.

J’ai déjà écrit dans mon article du 16 novembre que mes camarades de faculté gauchistes ne daignaient pas discuter avec moi, du moment que je ne partageais pas leur admiration de Ho Chi Minh, de Fidel Castro et de Mao Tsé Toung. Mais mes condisciples catholiques ne voulaient pas trop m’écouter non plus. Ils me disaient qu’ils s’entendaient bien avec les communistes. Apparemment, ils voulaient surtout que l’on oublie que leurs parents avaient été pétainistes.

Je crois que l’actuel déclin moral est un peu la suite de tout cela. Mes condisciples maoïstes ou trotskystes sont devenus des dignitaires du parti socialiste au pouvoir. Et mes anciens condisciples catholiques sont des actuels « chrétiens de gauche » qui cirent les chaussures des islamistes souvent encore avec plus de zèle que les marxistes.

L’on sait que la «théologie de libération» s’est développée en Amérique latine, mais aussi en Afrique du Sud et parmi les Palestiniens. Ceux-ci, au nom de l’antisionisme, coopèrent avec les islamistes très activement.

En 1983, j’ai séjourné en Amérique centrale, dans le cadre de mes activités anticommunistes. Outre nos contacts avec les « contras » qui combattaient le régime de Nicaragua, nous écoutions aussi des conférences. Je me souviens que l’on nous disait que l’Église catholique est aujourd’hui très divisée. De notre côté sont notamment des gens de l’Opus Dei. Par contre, beaucoup de jésuites sont proches de «la théologie de la libération». L’on sait que l’actuel pape François est un ancien jésuite.

Malgré tout le terrain qu’elle a perdu, l’Église catholique demeure toujours une très grande puissance. Rien ne serait plus catastrophique que si elle penchait complètement en faveur des ennemis de notre civilisation.

Si le monde libre a gagné la Troisième guerre mondiale, la guerre froide, le catholicisme, et concrètement le pape Jean-Paul II, y ont beaucoup contribué.

Je viens de lire un ouvrage sur le mouvement sus-mentionné «Opus Dei». Il fut fondé en 1928 par un prêtre espagnol Josemaría Escrivá de Balaguer (1902-1975). Celui-ci a souffert de la part de l’extrême gauche, comme c’était aussi le cas de Pie XII et, plus tard, de Jean-Paul II .

Le pape polonais a ensuite assuré la béatification de Josemaría Escrivá de Balaguer en 1992 et sa canonisation en 2002. De son côté, Mgr Jean-Marie Aaron Lustiger, l’archevêque de Paris, prononça en 1992 une homélie très favorable à la béatification du prélat espagnol.
Pendant la guerre civile en Espagne, celui-ci a dû fuir la zone républicaine et a réussi à gagner la zone contrôlée par le général Franco.

Après la guerre civile, en Espagne, le national-catholicisme devint une sorte d’idéologie officielle. Sa doctrine reposait sur l’unité entre la foi religieuse catholique et l’identité nationale : un bon Espagnol est un bon catholique.

Est-ce qu’une telle vision des choses s’accorde vraiment avec le génie du christianisme ? Déjà le mot catholique signifie universel, universaliste. Peut-être que l’orthodoxie russe peut davantage réaliser une unité entre la foi chrétienne et le nationalisme. Ce n’est probablement pas un hasard, si tant d’Occidentaux conservateurs aujourd’hui sympathisent avec la Russie de Poutine.

Le président russe vient de déclarer le deuil national pour le 26 décembre 2016, pour commémorer les 91 victimes de la chute de l’avion qui transportait les membres de la chorale Alexandrov de Moscou en Syrie. Ils devaient chanter dans la ville d’Alep, reconquise par l’armée régulière. L’on sait que la Russie pleure actuellement aussi la disparition de son ambassadeur en Turquie, Andréï Karlov, assassiné par un islamiste, membre de la police turque.

Je dirais que si un bon orthodoxe peut devenir bon nationaliste russe, un bon juif peut encore plus facilement devenir bon nationaliste israélien. Comme l’écrivait Benjamin Gross : «À un moment où la tendance générale est à l’effacement des frontières entre les nations et les États, l’État d’Israël lutte désespérément pour l’établissement de frontières sûres et reconnues».

Mais est-ce qu’un bon catholique peut devenir facilement bon nationaliste français. Ne doit-il plutôt choisir entre les deux ?

C’est un fait que si Moscou se voulait traditionnellement la troisième Rome (après la Rome en Italie et Constantinople), en France, depuis 1789, l’idée de nation et de patrie était longtemps plutôt de gauche. Jean Jaurès écrivait : «Un peu d’internationalisme éloigne de la nation, beaucoup en rapproche».
Dans le «Livre d’or de la patrie» qui, sous la Troisième république formait les enfants des écoles laïques, Jacques Crozot écrivait : «Depuis l’exemple héroïque et sublime de notre immortelle Jeanne d’Arc – la sainte de la Patrie avant celle de l’Église – le sentiment patriotique n’a fait que se développer avec le temps, et, quoi qu’on dise et qu’on fasse, il fleurit vivace encore dans l’âme populaire de notre vieille France….N’est-ce pas cet amour sacré de la patrie qui a inspiré et magnifie à nos yeux les actions des Jeanne d’Arc, des Bayard, des Hoche, des Marceau, des Carnot et des Chanzy ?… Il faut reconnaître, en un mot, que le sentiment patriotique, loin d’être, comme on le croit trop communément, l’antithèse du sentiment de fraternité universelle, en est, au contraire, le corollaire obligé, et prépare le jour béni- mais combien lointain encore ! – où toutes les nations sympathiseront et où tous les hommes communieront enfin dans un même sentiment d’amour, de justice et de solidarité».

Mais qu’est-ce cet idéal, sinon un écho des propos des prophètes bibliques. Concrètement, du prophète Isaïe, nous annonçant que « …alors de leurs glaives ils forgeront des socs de charrue et de leurs lances des serpettes. Un peuple ne tirera plus l’épée contre un autre peuple, et on n’apprendra plus l’art des combats».

Et puis, Jacques Crozot écrivait «toutes les nations sympathiseront». Il n’écrivait pas qu’elles se fonderont dans un magma. C’est la grande différence entre ce qu’était l’idéologie de la Troisième république et l’idéologie de nos maîtres actuelles.

C’est contre ces maîtres-là, des socialistes, des communistes, des écologistes, au service du grand capital multinational, que doivent se dresser tous ceux qui ne veulent pas assister à la disparition de leur identité, de leur culture, de leur civilisation.

Se dresser tous ensemble, qu’ils soient croyants ou non, qu’ils se sentent de gauche ou de droite. Et aux prochaines élections voter pour ceux qui ont le courage de dire que la gigantesque explosion démographique dans le tiers-monde porte avec elle la perspective de graves conflits, auxquels il faut se préparer dès maintenant. Et que l’islam, prônant le devoir religieux de conduire la guerre sainte, jusqu’à ce que l’humanité toute entière se soumette au pouvoir du califat musulman, représente un idéal, capable de mobiliser les masses des futures conquérants.

Par : Martin Janecek | Né en 1942 à Prague, est venu en France en 1965 en tant que réfugié anticommuniste. Il est titulaire d’un doctorat de 3e cycle de relations internationales. A Prague, où il réside maintenant de nouveau la plupart de temps, il a publié un livre « L’expansionnisme musulman hier, aujourd’hui et demain ». Il est membre de la rédaction du server www.eurabia.cz, qui est l’équivalent tchèque de notre riposte laïque. ...

Source :   .Riposte Laïque  ► 


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✎ Blogueur « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr

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