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Un général a le choix entre faire son devoir ou se taire : j’ai choisi de parler

Photographie d'illustration

Allocution de Christian Piquemal à Bordeaux mardi 3 avril 18 heures ...
Photo : (ripostelaique.com)


Aujourd’hui, la liberté d’expression existe-t-elle encore en France ? Pour avoir osé m’exprimer en public le 6 février 2016 en tant que lanceur d’alerte, dans une manifestation interdite certes, je suis passé du statut de général de corps d’Armée, ancien commandant de la Légion étrangère, à celui de délinquant en rébellion ayant enfreint le devoir de réserve.

La liberté d’expression pour moi a été violée lorsqu’à Calais j’ai été arrêté avec violence, mis en garde à vue pendant 2 jours dans des conditions extrêmement dures. Geôle sans fenêtres, lumière 24h sur 24, paillasse à même le sol, température de 5 degrés, dans la promiscuité, sans douche, sans possibilité de se raser, sans crayon et papier pour pouvoir préparer ma comparution immédiate. Avec 22/12 de tension artérielle le matin du 2ème jour le médecin de permanence alerté a dû batailler pour me faire évacuer vers l’hôpital de Calais et obtenir du procureur la fin de la garde à vue.

Puis, par la suite, l’ensemble du contentieux, à savoir l’organisation de la manifestation, ma participation, mon rôle, la liberté d’expression et le devoir de réserve ont été soumis à la juridiction pénale, c’est à dire au tribunal correctionnel de Boulogne qui a prononcé ma relaxe totale. On aurait alors pu penser que l’affaire était terminée. Que non ! L’ordre administratif veillait !

Aussi, le décret de radiation des cadres signé par le président de la République, 3 mois après ma relaxe, est apparu comme un désaveu de l’institution judiciaire. Pourquoi, en outre, ce décret n’a-t-il pas été publié au journal officiel ? Cette décision de radiation, outre le fait qu’elle a été humiliante et injustifiée, crée, de manière plus générale, le désordre et bouscule la hiérarchie des normes juridictionnelles.

Aussi, se pose alors la question de savoir si, pour certains, la liberté d’expression ne concerne qu’une seule forme d’expression, celle de la pensée politique aujourd’hui dominante ou plus exactement celle de la pensée politique qui habite le pouvoir en place. Naturellement, j’ai exercé auprès du Conseil d’Etat un recours contre ce décret pour que la juridiction administrative le censure comme étant disproportionné, excessif, mal motivé et en contradiction totale avec les attendus du jugement de Boulogne.

En effet, – la radiation des cadres disciplinaire a été et est une décision administrative arbitraire. Elle est, avant tout, une mesure vexatoire, humiliante, injuste, prise par une autorité politique partiale alors que la relaxe pénale a été prononcée par la   [...]

 

 

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✎ Blogueur « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr

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