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Référendum de 2005 : 13 ans après le «non» français, l'UE toujours en délicatesse avec la démocratie

Photographie d'illustration

Photo : (©Dario Pignatelli/Reuters)


En 2005, prenant à contre-pied les élites et les médias, les Français refusaient le traité de Constitution européenne. Depuis, les peuples qui ont voté à l'encontre des préconisations européennes ont vu leurs espoirs quelque peu douchés.

La construction européenne est-elle à ce point nécessaire qu'elle nécessite de passer outre les processus électoraux et les référendums ?

Le 29 mai 2005, les Français disaient «non», malgré un battage médiatique en faveur du «oui», à près de 54,7%. Infligeant un camouflet cinglant aux élites et aux promoteurs de la construction européenne, le corps électoral français refusait d'approuver le traité instituant une Constitution pour l'Europe, le traité de Rome II, signé par les Etats membres de l'Union européenne (UE) un an plus tôt.

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La désillusion des supranationalistes européens devait encore se renforcer trois jours plus tard, alors que les Néerlandais rejetaient à leur tour le traité constitutionnel, le 1er juin 2005. Un coup de tonnerre dans le ciel bleu de l'idéal européen, trois ans seulement après l'introduction de l'euro, la monnaie unique.

Et pourtant, chassé par la grande porte du suffrage universel, le projet devait revenir par la fenêtre, un peu plus de deux ans plus tard, avec le Traité de Lisbonne, sous une forme certes édulcorée, mais dont les visées supranationales étaient intactes. Cette séquence, refus du traité de Rome-ratification du traité de Lisbonne, continue de produire ses effets, confrontant les partisans d'une construction européenne, si besoin à marche forcée, à des peuples souvent réticents.

13 ans après, il apparaît que le refus de la France – ou plus exactement de ses citoyens, fut révélateur de la ligne de fracture entre représentants politiques, quasi-unanimes, et corps électoral.

La Grèce : un référendum annulé, un autre renié

En 2011, la Grèce, empêtrée dans la crise de la dette souveraine, devait ainsi se plier aux exigences de la «troïka», expression recouvrant le trio formé par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international (FMI). Sous la pression des dirigeants européens, et notamment, de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, le Premier ministre grec Georges Papandréou, pourtant arrivé au pouvoir démocratiquement à la suite des élections législatives de 2009, devait renoncer à consulter ses citoyens sur la pertinence d'un plan d'austérité imposé par l'Europe. Il démissionnera même peu   [...]



 

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✎ Blogueur « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr