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dimanche 22 mars 2020

Coronavirus : la chloroquine proposée à tous les malades de l'IHU Marseille Infection

Photographie d'illustration


Alors que la pandémie de Covid-19 ne cesse de progresser en France, les équipes du professeur Didier Raoult ont décidé, ce dimanche, de soigner toute personne contaminée avec un traitement à base de chloroquine.

Dossier : Coronavirus

Et si elles venaient de faire sauter un verrou ? À Marseille, les équipes du professeur Didier Raoult ont décidé, ce dimanche, d'utiliser la chloroquine pour traiter tous les malades du Covid-19 qui se présenteront à l'Institut Hospitalo-universitaire Marseille infection de La Timone.
br> Jusqu'à présent, la chloroquine, qui est un anti-paludique, n'a été utilisée que dans le cadre d'un essai clinique pratiqué sur une vingtaine de patients de l'IHU. Mais ce dernier souhaite visiblement le généraliser à tous ceux qui ont été testés positifs au Covid-19.

"Lorsque je suis devenu médecin, je me suis engagé à traiter mes patients avec les meilleurs données de la science la plus récente", déclare à France Bleu Provence Philippe Brouqui, infectiologue à l'IHU Marseille infection.

" À ce stade, le seul traitement ayant prouvé son efficacité, c'est celui que nous employons.
Je ne fais donc que respecter le serment d'Hippocrate - Philippe Brouqui, IHU Marseille infection "


Si Philippe Brouqui invoque le serment d'Hippocrate, c'est parce que l'IHU, s'il a bien obtenu une autorisation pour pratiquer des essais cliniques, n'a en revanche pas d'autorisation pour généraliser ce traitement.

Le serment d'Hippocrate invoqué

En effet, le traitement mis en place par le professeur Raoult et ses équipes combine de l'hydroxychloroquine (chloroquine) avec de l'Azithromycine. Ce traitement est "hors AMM". "C'est à dire qu'il n'a pas obtenu d'autorisation à être mis sur le marché dans le cadre de la lutte contre le Covid-19", explique Pierre Jouan, le président du Conseil régional de l'Ordre des médecins Paca.

Malgré le fait que l'utilisation de ce traitement soit "hors AMM", Pierre Jouan soutien la démarche de l'IHU : "Le président a bien dit que nous étions en guerre... Hors, quand on est en guerre, est-ce qu'on doit faire tout dans les clos ? La méthodologie ne doit pas être la même qu'en temps de paix."   / …

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