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dimanche 22 mars 2020

EXCLUSIF. Emmanuel Macron au JDD sur le coronavirus : "On ne sait pas tout de demain. Nous devons rester unis"

Photographie d'illustration


Le JDD a pénétré au coeur de l'Elysée, transformé depuis quinze jours en poste de commandement anti-coronavirus. "C'est une guerre. Elle va durer", déclare Emmanuel Macron dans nos colonnes.

Par : David Revault d’Allonnes - www.lejdd.fr

Plus personne ne pénètre à l'Élysée. Le dernier rendez-vous officiel remonte au lundi 16 mars, avec la visite des présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, Richard Ferrand et Gérard Larcher. Sans hommage de la garde républicaine, contrairement à l'usage. Depuis, plus personne. À l'exception du JDD, qui a pu s'y rendre pour rencontrer Emmanuel Macron et son équipe, au cœur de la plus grave crise sanitaire de notre histoire récente. Un seul véhicule dans la cour d'honneur ; un tiers des personnels présents ; et du gel hydroalcoolique partout, depuis le bureau des gendarmes, à l'accueil, jusqu'à l'entrée du Salon vert, au premier étage. C'est là qu'Emmanuel Macron retrouve quotidiennement sa garde rapprochée, pour surveiller, heure par heure, la diffusion de l’épidémie. Le dispositif élyséen a été allégé, mais ceux-là restent en permanence sur le pont.

Autour de la table, à bonne distance, les plus proches collaborateurs : le secrétaire général, Alexis Kohler ; le chef d'état-major particulier, l'amiral Bernard Rogel ; le chef de cabinet, François-Xavier Lauch ; les conseillers diplomatiques ; le "politique" Philippe Grangeon et le conseiller en communication Joseph Zimet ; et la conseillère santé Anne-Marie Armanteras-de Saxcé. Le directeur de cabinet, Patrick Strzoda, et le conseiller Europe, Clément Beaune, sont là aussi, qui reviennent à peine de quatorzaine.

Les confidences du chef de l'Etat en pleine crise

Les hommes de l'Élysée ne sont pas immunisés… Même le premier d'entre eux. "Le Président est un homme comme les autres, il faut donc faire attention", explique un proche. Dans l'équipe, la question s'est posée : ne fallait-il pas "mettre sous cloche" le Président? "Il a répondu 'hors de question'", rapporte un conseiller.

"La vague est là"

Face au JDD, Emmanuel Macron résume les multiples défis que pose le tsunami qui vient : "La vague est là. Nous devons faire face à l'urgence sanitaire, protéger les plus faibles, nos aînés, et ensuite notre système de santé lui-même. Mais aussi prendre en charge toute la société, son stress et sa capacité à vivre cette pandémie en tant que nation. Nous allons affronter une crise financière sans précédent, une crise de l'économie réelle. Nous ne sommes pas au bout de ce que cette épidémie va nous faire vivre."

Depuis dix jours, plus personne, à part lui, ne pénètre dans le bureau présidentiel. Macron, pourtant, n'a jamais été aussi connecté. Chaque jour, des dizaines de coups de téléphone, de vidéoconférences, de SMS, de messages Telegram. Autant de capteurs qui lui rendent compte de la progression de cet "ennemi invisible" face auquel il se voit en général en chef : "C'est une guerre. Elle va durer. Elle suppose une solidarité, un esprit d’unité très fort. Mais aussi de s’adapter. Mon rôle est de superviser. Je donne des instructions stratégiques en fonction de l'évolution du terrain, pour permettre à chacun de faire. Je dois être au front, aller voir les équipes, dans les hôpitaux, être dans l'anticipation."

"C'est une guerre. Elle va durer. Mon rôle est de superviser."

L’Élysée est passé en mode commando. "Dans cette maison, le virus est un sujet de préoccupation majeure depuis la fin janvier, bien avant qu'il n'ait été à la une des journaux, explique le secrétaire général de la présidence, Alexis Kohler. Et depuis   / …

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